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Jeudi, 14 Décembre 2017

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  • jeudi 7 décembre 2017 13:17

Al Qods: La décision de Trump provoque une réprobation mondiale

 


La décision le 6 décembre du président américain Donald Trump de reconnaître "officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël" a suscité une vague de condamnations au sein de la communauté internationale, dont l'Algérie, qui a appelé à une réunion d"urgence du conseil de sécurité de l'ONU.
"Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a affirmé le président palestinien Mahmoud Abbas à la télévision palestinienne.
"On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu'en lançant une nouvelle intifada", a déclaré le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un discours prononcé depuis la bande de Gaza.
La décision du président américain ouvre "les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région", a pour sa part estimé Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s'exprimant devant des journalistes dans la bande de Gaza.
Il a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.
DE son côté, le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a estimé que Donald Trump avait "détruit" la solution dite à deux Etats. Donald Trump a aussi "disqualifié les Etats-Unis de tout rôle dans un quelconque processus de paix", a-t-il ajouté.
L'Arabie saoudite a exprimé "de profonds regrets" rappelant qu'il "a déjà mis en garde contre les graves conséquences que peut avoir cette décision injustifiée et irresponsable", a souligné un communiqué du Palais royal.
Le communiqué saoudien dit espérer "voir l'administration américaine revenir sur cette décision" qui "va à l'encontre des droits historiques des Palestiniens à Jérusalem (...) et va compliquer le conflit entre Israël et les Palestinien". Pour Ryad il s'agit "d'un recul dans les efforts en faveur du processus de paix et d'une violation de la position américaine historiquement neutre sur Al Qods''.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé dans un communiqué une "provocation et une décision insensée de la part des Etats-Unis (...) qui va provoquer une nouvelle Intifada et pousser à des comportements plus radicaux et à davantage de colère et de violence". La décision de Donald Trump est une "violation claire des résolutions internationales", a-t-il ajouté en estimant que Jérusalem était "une partie intégrante de la Palestine".
"Prendre une telle décision met le monde, et spécialement la région, dans un cercle de feu", a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan. "Ô Trump, que fais-tu ? Quelle est cette approche ? Les responsables politiques doivent œuvrer pour la réconciliation et non pas pour le chaos", a-t-il ajouté.
"La décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et le transfert de l'ambassade des Etats-Unis vers cette ville, constitue une violation des décisions du droit international et de la charte des Nations unies", a estimé le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammed Moumenié.
La présidence syrienne, sur page officielle Facebook, estime que "l'avenir de Jérusalem n'est pas déterminé par un Etat ou un président mais par son histoire, sa volonté et la détermination de ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne".

Mohammed VI, en tant que président du Comité Al Qods, a adressé une lettre à Donald Trump pour le mettre en garde contre ce transfert. Juste avant, il s'était entretenu avec Mahmoud Abbas pour rejeter toute action qui altère le statut juridique et politique de Jérusalem et pour identifier "les démarches à entreprendre et les actions à mener".
Le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une "négociation directe" entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, en rappelant avoir toujours été "contre toute mesure unilatérale". "Il n'y a pas d'alternative à la solution de deux Etats" avec "Jérusalem comme capitale d'Israël et de la Palestine".
De son cvôté, l'Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l'annonce aujourd'hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix", a affirmé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.
Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, "regrette cette décision qui ne fera qu'accroître les tensions dans la région et au-delà et compliquer davantage la recherche d'une solution au conflit israélo-palestinien", a-t-il fait savoir dans un communiqué.
Le président français Emmanuel Macron a jugé "regrettable" la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem capitale de l'Etat d'Israël et appelé à "éviter à tout prix les violences". Lors d'une conférence de presse à Alger, il a rappelé "l'attachement de la France et de l'Europe à la solution de deux Etats, Israël et la Palestine vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues avec Jérusalem comme capitale des deux Etats".
Le gouvernement allemand "ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocier que dans le cadre d'une solution de deux Etats", a déclaré la chancelière Angela Merkel, citée dans un tweet de son porte-parole Steffen Seibert.
Le statut de Jérusalem est une question "compliquée et sensible" qui doit être résolue "par le dialogue", a estimé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang.


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