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Mardi, 21 Novembre 2017

L'OIM préoccupée par la traite, l'exploitation et les abus sexuels de réfugiés rohingyas au Bangladesh

De nombreux cas de traite et d'exploitation d'êtres humains ont été identifiés parmi les réfugiés rohingyas installés dans les camps de fortune au Bangladesh, a annoncé mardi dans un communiqué l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Selon l'OIM, depuis le 25 août, plus de 617.000 Rohingyas ont trouvé refuge dans ce district frontalier du Myanmar, mais l'exploitation de ces réfugiés a commencé bien avant l'afflux récent et massif des Rohingyas au Bangladesh.
Les cas de traite et d'exploitation ont été signalés à l'OIM par des réfugiés rohingyas qui ont vécu au Bangladesh pendant des années, par d'autres qui sont arrivés au cours des dernières années et par ceux qui sont arrivés depuis août. Certains réfugiés n'étaient au Bangladesh que depuis quelques semaines avant d'être ciblées par ces abus.
Avec presque aucune autre source de revenu, les réfugiés rohingyas sont prêts à prendre toutes les opportunités qui leur sont offertes, même celles qui sont risquées, dangereuses et qui impliquent leurs enfants. Des hommes, des femmes et des enfants désespérés sont ainsi recrutés avec de fausses offres de travail rémunéré dans divers secteurs tels que la pêche, le petit commerce, la mendicité et, dans le cas des filles, le travail domestique.
Une fois qu'ils commencent le travail, ils constatent généralement qu'ils ne sont pas payés ce qui a été promis. Ils sont souvent privés de sommeil, obligés de travailler plus d'heures que prévu, ne sont pas autorisés à quitter leur lieu de travail et n'ont pas le droit de contacter leur famille. Les femmes et les filles sont souvent maltraitées physiquement ou sexuellement.
L'OIM a également eu connaissance de cas où des Rohingyas ont fait l'objet de trafic vers l'extérieur du Bangladesh et vient en aide aux victimes. La plus grande partie de la traite se déroule à l'intérieur du pays, ce qui suit la tendance de la traite à l'échelle mondiale.
Des mariages forcés et précoces ont également eu lieu au sein de la population rohingya. Pour de nombreuses familles, ces mariages constituent un mécanisme d'adaptation qui offre protection et promotion économique aux jeunes femmes et filles rohingyas.
"Comprendre l'ampleur de la traite des êtres humains est difficile dans la plupart des contextes en raison de la nature cachée du crime", a déclaré Kateryna Ardanyan, une experte de la lutte contre la traite de l'OIM, citée par le communiqué.
"Les réfugiés rohingyas ont besoin d'une action préventive et proactive maintenant pour atténuer les risques de la traite de personnes, et les survivants ont besoin d'aide avant que cette spirale ne devienne incontrôlable", a-t-elle ajouté.

Xinhua

 


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