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Vendredi, 24 Novembre 2017

Algérie: Les citoyens conviés à s’impliquer dans la lutte contre la prolifération du moustique tigre

Les Algériens sont conviés à s’impliquer dans la lutte contre la prolifération du moustique tigre, présent en Algérie depuis 2010 et signalé depuis quelques mois dans divers quartiers de la capitale notamment depuis 2016, et ce, à travers l’élimination des foyers dans lesquels ils pullulent, ont plaidé mercredi à Alger, des spécialistes de la santé.
"C'est un phénomène que nous suivons de prés et que nous prenons en charge", a déclaré le Directeur général de la Prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le Professeur Fourar Djamel, lors d’une rencontre consacrée à la présence du moustique tigre en Algérie.
"Depuis le signalement en 2016 de la présence du moustique tigre dans plusieurs quartiers de la capitale, le comité national des arboviroses s’est mis en état d’alerte pour suivre l’évolution de la situation", a-t-il ajouté, informant de la tenue, mardi, d’une réunion de ce comité inhérente à cette question.
Le même responsable a insisté sur la "nécessité" pour les citoyens de "s’impliquer" dans la lutte contre la prolifération du moustique tigre, à l’origine de plusieurs désagréments, depuis son apparition dans notre pays.
"Il s’agit, a-t-il expliqué, d’éradiquer les gîtes et foyers servant à l’éclosion des oeufs de cet insecte", précisant que ces insectes choisissent de se reproduire dans une eau propre, un lieu ombrageux, une végétation et tous types de contenants, y compris des pots de yaourt. "Il est, en outre, reconnaissable pour avoir une préférence à piquer les humains au niveau des chevilles et ce, durant toutes les heures de la journée, mais essentiellement au crépuscule et à l’aurore".
Face à l’inquiétude qui a gagné la population depuis l’apparition de cette espèce d'insectes, le spécialiste tient à rassurer que les piqûres de celle-ci ne nécessitent pas plus que des pommades et autres applications pouvant atténuer les réactions allergiques, mais recommande toutefois de  "consulter si elles occasionnent d’autres symptômes comme les états fiévreux".
Allant dans ce sens, le Directeur général de l’Institut national de Santé publique (INSP), le Pr Zoubir Harrat, a relevé, en premier lieu, que cet insecte est un des plus invasifs et a colonisé le monde entier alors que sa nuisance réside en ce qu’il est un vecteur de transmission de 26 virus, dont Dengue, chikungunya et Zika (arboviroses).
Il a fait savoir que les citoyens peuvent le différencier des autres à travers les caractéristiques de sa couleur (noire avec tâches blanches), sa taille ne dépassant pas les 2 ou 3 millimètres et par son incapacité à voler haut, révélant que sa première introduction en Algérie a été signalée dans la wilaya de Tizi-Ouzou, suivie d’une autre en 2015 dans l’Oranie.
"Nous avions pensé qu’au départ, il s’agissait d’une densité faible mais au bout d’une année de présence, l’espèce s’est bien implantée", a-t-il ajouté avant de citer les quartiers algérois dont les habitants se sont plaints, depuis 2016, de cette intrusion désagréable dans leur vécu, en raison des désagréments occasionnés par les piqûres et de la panique due à cette présence inhabituelle".
M. Harrat détaillera, par la suite, les actions menées par les responsables du secteur en vue d’endiguer la reproduction dudit insecte, dont la démoustication, l’application des méthodes de surveillance par la recherche des oeufs, la délimitation de la zone à cibler, la formation des techniciens des bureaux d’hygiène communaux, etc.
Pour sa part, la Directrice générale de l’entreprise Hurbal de lutte anti-vectorielle, Lynda Cheballah, a estimé d’autant plus essentielle la contribution citoyenne face à cette situation qu’il est impossible d’éliminer totalement le moustique, celui-ci "vivant avec l'humain", appelant les citoyens à "vider" de leur eau les ustensiles pouvant servir de foyers pour la reproduction du moustique tigre.

APS


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