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Lundi, 23 Octobre 2017

Maghreb Emergent

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Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu lundi à Alger l'Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Horst Kohler.
L'Audience s'est déroulée en présence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

APS

Le secrétaire général de la fédération générale du transport, relevant de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Moncef Ben Romdhane a affirmé, lundi, le maintien de la grève du secteur du transport de carburant et des marchandises par voie terrestre prévue les 26, 27 et 28 octobre 2017 si les chambre syndicales relevant de l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) ne signent pas l’avenant relatif à la majoration des salaires des travailleurs de ce secteur.
Dans une déclaration à la TAP, Ben Romdhane a ajouté qu’une séance de travail consacrée à cette question s’est tenue, lundi matin, au siège du ministère des affaires sociales mais elle a été vouée à l’échec en raison du refus des chefs d’entreprises d’appliquer l’accord relatif à l’augmentation des salaires. Ces derniers, a-t-il dit, ont demandé un nouveau délai d’un mois pour signer l’avenant relatif à ces majorations.
Le secrétaire général de la fédération générale du transport avait expliqué aux médias que les raisons de cette grève, initialement prévue pour les 12, 13 et 14 octobre 2017, consistent en le non versement des majorations salariales au profit des travailleurs au titre de 2016 et dont la valeur est estimée à 6,3% (entre 20 et 35 dinars). Il a fait savoir que cette augmentation salariale concerne 13 mille travailleurs environ.

TAP

Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a déclaré que l'Arabie saoudite n'était pas prête à parler à Doha pour mettre fin à la crise diplomatique qui dure depuis plusieurs mois, ont rapporté lundi les médias qatariens.
M. Tillerson s'est exprimé à ce propos lors de sa visite au Qatar, où il a tenu une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères qatarien, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman al Thani.
Le Qatar est déterminé à rester actif au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a déclaré M. al-Thani, qui a ajouté que le pays souhaitait également encourager le dialogue pour résoudre la crise.
Avant sa visite au Qatar, M. Tillerson avait fait étape en Arabie saoudite, où il a tenté de résoudre la crise du Golfe.
Commentant sa visite en Arabie saoudite, M. Tillerson a déclaré que Riyad n'était pas prêt à parler à Doha et que son offre de médiation n'avait pas été acceptée. "Lors de ma rencontre avec le prince héritier Mohammed bin Salman, je lui ai demandé d'engager un dialogue, mais rien n'indique vraiment que les parties sont prêtes à discuter", a-t-il fait savoir.
Le secrétaire d'Etat, qui a également rencontré l'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, s'est inquiété de l'effet de la crise sur la sécurité et la stabilité dans la région.
L'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques et économiques avec le Qatar le 5 juin, l'accusant de soutenir le terrorisme et de se rapprocher de l'Iran. Le Qatar a catégoriquement démenti ces accusations.

Xinhua

Les importations marocaines de produits énergétiques ont bondi de 27,8% pour atteindre 5,2 milliards de dollars fin septembre, contribuant pour 64,2% à la hausse des importations totales du pays, rapporte lundi le quotidien marocain Le Matin.
L'envolée de la facture énergétique s'explique principalement par l'augmentation des achats de diesel et de mazout (+32,3 %) à 2,5 millions de dollars, ainsi que du gaz de pétrole et d'autres hydrocarbures, précise le journal.
Sur les neuf premiers mois de l'année, les importations mondiales ont atteint 33,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 5,7% sur un an, selon Le Matin.

Xinhua

L'armée de l'air égyptienne a détruit lundi un convoi de véhicules transportant des armes et des munitions qui était entré en Egypte depuis la Libye voisine, a indiqué un porte-parole de l'armée.
Huit véhicules transportant des armes, des munitions et des substances hautement explosives ont été détruits dans le désert de l'ouest du pays, a indiqué le porte-parole de l'armée, Tamer al-Refaay, dans un communiqué.
Il a ajouté que tous les terroristes à l'intérieur des véhicules avaient été tués.
Samedi, le ministère égyptien de l'Intérieur avait annoncé que 16 policiers avaient été tués et qu'un autre avait disparu vendredi dans des échanges de tirs avec des terroristes dans ce désert.
Des centaines de policiers et de soldats ont été tués par des terroristes en Egypte depuis que l'armée a destitué l'ancien président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013 en réponse aux manifestations de masse contre sa présidence après un an au pouvoir.

Xinhua

 

Des dizaines de sourds muets se sont rassemblés lundi matin devant le théâtre municipal de Tunis pour appeler le gouvernement à satisfaire leurs revendications sociales relatives notamment à leur droit au travail et à l’enseignement. Les protestataires ont décidé d’avoir recours à la justice et de porter plainte contre les responsables qui refusent d’appliquer la loi relative à leur recrutement.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Mohamed Mansouri, président de l’association “Ibssar” de loisir et culture pour les non et mal-voyants a signalé que les revendications des sourds muets ont été adressées à la présidence du gouvernement et à la présidence de la République depuis le mois d’avril dernier.
“Les sourds muets revendiquent l’application de la loi relative à l’emploi des porteurs de handicap, la garantie du transport, la diffusion de la langue des signes et de l’écriture en braille ainsi que la généralisation et le développement de l’enseignement au profit des handicapés conformément aux conventions internationales et à l’article 48 de la constitution tunisienne”, a-t-il précisé.
Selon la même source, à ce jour, la présidence du gouvernement n’a pas encore répondu à ces revendications.
“A cet effet, nous porterons plainte en justice contre les responsables qui refusent d’appliquer la loi publiée en octobre 2016 relative à l’emploi des personnes porteuses de handicap”, a ajouté Mohamed Mansouri.
A noter que le nombre d’handicapés en Tunisie avoisine les 500 mille dont 180 mille sont des sourds muets.

TAP

Le Maroc a décidé d'envoyer une aide médicale d'urgence à la République de Madagascar, suite à l'épidémie de peste pulmonaire que connaît ce pays africain, indique dimanche un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI).
Ce don médical s'inscrit dans la cadre des relations d'amitié et de solidarité entre le Royaume du Maroc et la République de Madagascar; relations qui ont franchi un nouveau seuil qualitatif suite à la visite du roi Mohammed VI du Maroc dans ce pays en novembre 2016, ajoute la même source.
Cette aide est composée de 34 tonnes de médicaments, de dispositifs médicaux et d'équipements de protection conformes aux normes de l'Organisation mondiale de la santé, précise le communiqué, ajoutant qu'elle intervient en appui au dispositif de riposte à l'épidémie de peste pulmonaire, mis en place par le gouvernement de la République de Madagascar.
"La solidarité active du Royaume du Maroc avec la République de Madagascar est une des manifestations concrètes de la mobilisation et de l'engagement constants du Royaume auprès des pays africains frères et de leurs peuples", conclut le communiqué.

Xinhua

Saudi Aramco s'introduira en Bourse en 2018 comme prévu et son lieu de cotation sera annoncé en temps voulu, a déclaré le directeur général de la compagnie pétrolière saoudienne dans une interview diffusée lundi par CNBC.
"Nous avons toujours dit que nous nous introduirions en Bourse en 2018 et pour être plus précis au deuxième semestre 2018", a dit Amin Nasser.
"Cette IPO suit son cours. Le lieu de cotation sera débattu et annoncé en temps voulu", a-t-il par la suite ajouté.
Les autorités saoudiennes souhaitent placer jusqu'à 5% du capital de la compagnie à la fois à la Bourse de Ryad, sur le Tadawul, et sur une ou plusieurs autres places étrangères, une opération qui pourrait permettre de lever 100 milliards de dollars (85 milliards d'euros).
Plusieurs sources ont déclaré récemment à Reuters que cette IPO pourrait être retardée et que la Chine proposait d'acquérir directement une participation dans Saudi Aramco via des fonds souverains.
Le Financial Times a part sa part rapporté que la compagnie envisageait de renoncer à son IPO en faveur d'un placement privé auprès de fonds souverains et d'investisseurs institutionnels internationaux.
Amin Nasser a démenti.
"Saudi Aramco ne discute pas, comme je l'ai dit, avec les Chinois ni avec d'autres", a-t-il déclaré à CNBC.
Il a ajouté qu'aucune piste n'était encore exclue concernant la ou les Bourses étrangères où s'effectuera l'IPO de la compagnie.
"Toute cette analyse est conduite en détail (...) pour prendre une décision à un certain moment et nous n'allons pas être pressé, vous savez, par un journaliste disant qu'il faut ou non en discuter."
Amin Nasser a insisté sur le fait que Saudi Aramco avait un mode de fonctionnement similaire à celui des autres "majors" pétrolières.
"Je peux dire qu'Aramco a toujours été gérée comme une entreprise cotée", a-t-il dit. "Si vous regardez notre gouvernance, nous avons des administrateurs indépendants. Tout ce qui est fait au sein de la compagnie est identique à n'importe quelle compagnie pétrolière internationale en ce qui concerne la manière dont nous opérons."

Reuters

La cueillette des olives pourrait dépasser les 26.000 quintaux dans la wilaya de Ghardaïa, au titre de l’actuelle campagne agricole, selon les prévisions de la direction locale des services agricoles (DSA).
Cette production prévisionnelle représentera une hausse de plus de 8% par rapport à celle de la dernière campagne agricole qui a connu une récolte de 23.816 QX, a indiqué à l’APS le responsable des statistiques à al DSA, Khaled Djebrit, Elle devrait donner lieu à un rendement moyen de 26 quintaux à l’hectare, et cela en dépit d’une très faible pluviométrie et des fortes chaleurs d’été qu’a connues la région, a-t-il précisé.
Cette campagne concerne prés de 192.720 oliviers productifs sur prés de 384.780 pieds plantés ces dernières années, dans la wilaya de Ghardaïa, a-t-il fait savoir. Selon les prévisions de la DSA, de cette récolte de 26.000 QX d’olives prévues, 22.000 QX seront consommés comme olives de table et 4.000 QX pour l’extraction de prés de 43.500 litres d’huile d’olive "vierge et bio", par le biais de trois huileries modernes créées à Guerrara, Ghardaïa et Béni-Isguen.
Arbre atypique, l’olivier se comporte fort bien dans un milieu hostile et résiste à la sécheresse, au sol rocailleux, tout comme il renaît du feu et du gel. Ses fruits se multiplient grâce à une taille experte, fait-on savoir.
L’oléiculture, qui constitue une des principales filières agricoles dans la wilaya de Ghardaïa, connait un essor ces dernières années, et la superficie qui lui est consacrée est passée de 118 ha en 2004 à quelques 1.816 hectares aujourd’hui, a souligné M.Djebrit.
Les surfaces plantées d’oliviers sont en constante progression comme en témoignent les nombreuses rangées d’oliviers nouvellement plantées comme brise-vents autour des périmètres agricoles créés le long de la RN-1 entre Ghardaïa et El-Menea et à Guerrara, où malgré l’absence de soins, leur fructification est relativement abondante, suscitant un engouement pour cet arbre noble.
La culture des olives ne cesse d’enregistrer des performances dans la région, à la faveur de la généralisation des moyens modernes d’irrigation et de la vulgarisation des itinéraires techniques de l’oléiculture auprès des agriculteurs et du respect des techniques de cueillette, de stockage et de trituration.
Des difficultés à trouver de la main-d’£uvre pour la récolte
De nombreux cultivateurs approchés par l’APS craignent de ne pouvoir récolter toute leur production oléicole, la pénurie de main-d’£uvre représentant le plus grand défi posé pour l’avenir de l’agriculture dans la wilaya de Ghardaïa, estime Hadj Kada.
Les agriculteurs de Ghardaïa comptent sur les immigrants clandestins pour combler cette rareté de main d’£uvre et éviter que la production d’olive ne dépérisse dans les champs. Cette rareté est aussi ressentie dans la filière ph£nicicole, a-t-il ajouté.
L’agriculture oasienne dans la région de Ghardaïa repose sur les petites exploitations familiales dont les travaux agricoles sont essentiellement manuels exécutés par des membres masculins de la famille durant leur période de repos, ce qui affecte négativement les récoltes et production, indique-t-on. L’intensification de la culture de l’olivier dans la wilaya doit être accompagnée par une formation des jeunes à l’oléiculture et l’introduction de la mécanisation pour la cueillette des fruits et éviter le dépérissement de la production, estiment les services agricoles. Les services agricoles et la conservation des forêts £uvrent à l’extension de l’olivier dans le sud de la wilaya de Ghardaïa, qui offre de nombreuses opportunités d’investissement et constituent des revenus substantiels pour de nombreux agriculteurs, fait-on savoir.
L’investissement dans la culture intensive de l’olivier peut aussi entrainer la création de nouvelles huileries, notamment au sud de la wilaya (Hassi-Lefhal et El-Menea), afin de renforcer la place de l’huile d’olive dans la vie économique locale et de booster la qualité de ce produit très prisé, poursuit-on.
Aussi, l’utilisation de la main d’£uvre féminine pour la cueillette dans la région d’El-Menea contribuera à l’amélioration des conditions de vie de la population et à la création d’emplois, en plus d’apporter un élément de solution au problème de la main d’£uvre, selon la même source.

APS

Le Bangladesh a accueilli près d'un million de réfugiés de l'ethnie Rohingya qui ont fui les violences en Birmanie, a déclaré lundi l'ambassadeur du Bangladesh aux Nations unies à Genève, évoquant une situation "intenable".
Depuis le 25 août dernier, quelque 600.000 personnes ont traversé la frontière entre la Birmanie et le Bangladesh, pour fuir les violences militaires liées à une contre-offensive de l'armée birmane dans l'Etat d'Arakan où vivent les Rohingya, cette minorité musulmane apatride. L'armée birmane répondait à une attaque d'insurgés rohingyas. Cette opération a été qualifiée de nettoyage ethnique par les Nations unies.
"Il s'agit de l'exode le plus important d'un seul pays depuis le génocide rwandais en 1994", a déclaré Shameem Ahsan, qui s'exprimait lors d'une réunion des donateurs.
"En dépit de certaines affirmations qui disent le contraire, la violence en Arakan n'a pas cessé. Des milliers de personnes continuent d'entrer (au Bangladesh) chaque jour", a-t-il affirmé.
Le ministre bangladais de l'Intérieur se trouve à Rangoon pour des discussions dans le but de trouver "une solution durable" à la crise, a ajouté l'ambassadeur.
Mais, a-t-il ajouté, la Birmanie continue sa "propagande
qui présente les Rohingya comme des immigrants illégaux venus du Bangladesh".
"Ce déni flagrant de l'identité ethnique des Rohingya reste un obstacle majeur", a dit l'ambassadeur.
Les Nations unies cherchent à réunir 434 millions de dollars (370 millions d'euros) pour fournir d l'aide à 1,2 million de personnes sur six mois.
"Nous avons besoin d'argent face à des besoins en hausse. Ce n'est pas une crise isolée, c'est la dernière vague d'un cycle de persécutions, de violence et de déplacements qui dure depuis des décennies", a déclaré le responsable de l'aide humanitaire aux Nations unies, Mark Lowcock.
Il a estimé que les engagements se montaient à environ 340 millions de dollars (290 millions d'euros) avant la pause du déjeuner.
L'Union européenne a notamment promis 30 millions d'euros, le Koweït 15 millions de dollars (13 millions d'euros), l'Australie 10 millions de dollars australiens (6,6 millions d'euros) et le Royaume-Uni 12 millions de livres (13 millions d'euros).

Reuters

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